ANNONCÉS COMME LES FUTURS GRANDS DE LA SCÈNE ÉLECTRO, LES GARÇONS DE CLUB CHEVAL POURRAIENT BIEN LE DEVENIR. NOM DÉBILE, MORCEAUX MULTI-INFLUENCÉS ET CAUTION HYPE : TOUTES LES RAISONS POUR S’IMPOSER.

« J’adore Rihanna et les Black Eyed Peas. » Avec ce genre de phrase, j’vous jure, on vient de perdre la moitié de notre lectorat hipster. Sam Tiba de Club Cheval enfonce pourtant le clou. « La musique la mieux foutue, c’est souvent les grosses productions. Et je préfère écouter un son mainstream qui techniquement est bon plutôt que me forcer à écouter des trucs indé ou alternatifs. Tu vois, on a un milliard d’influences différentes : Club Cheval, c’est un beau bordel. »

Un beau bordel en effet. Déjà, parce qu’on ne sait pas trop vraiment ce qu’est Club Cheval. Un groupe ? Un label ? On sait juste que quatre gars – Canblaster, Panteros666, Myd et Sam Tiba – tous originaires de la région lilloise, le composent. « C’est pas un label mais un collectif musical. C’est comme si tu avais trois potes et que vous décidiez de faire de la musique ensemble. »

Avant que naisse Club Cheval en mars 2009, tous composaient déjà de leur côté. Dans des genres bien différents : dance-punk, pop, hip-hop, dancehall, french touch… Et même des jeux vidéos pour Canblaster qui, à l’âge de 17 ans, réalisait des bandes-son pour des productions japonaises. Puis, tous ont convergé vers la musique de club, « notre dénominateur commun », tout en continuant ce travail de synthèse de leurs influences diverses. « On peut très bien prendre le bout d’un morceau de R’n’B et l’intégrer dans l’un de nos titres. Nos samples, on ne va pas pour autant les chercher dans des trucs mainstream. Mais plutôt dans des morceaux qui ont été faits avant que le genre explose. On veut faire de la musique savante mais accessible. On n’est pas des élitistes arty relous. »

Cela serait pourtant le risque. Car depuis 2011, Club Cheval est le nouveau poulain de la hype et a intégré « le microcosme parisien » des Marble Players, Teki Latex, Orgasmic et consorts. « Le buzz, le côté branché, il faut en profiter. C’est une force car ça facilite la médiatisation et ça permet de rencontrer des gens nouveaux. Mais l’important c’est d’être toujours là dans cinq ans. » Quatre individualités à la base, Club Cheval s’oriente désormais vers la forme d’un groupe. Un groupe qui se décline aussi en binôme pour les lives, comme cela sera le cas à l’édition hivernale d’Astropolis avec le duo Canblaster/Sam Tiba. « Une formule plus simple pour les promoteurs. »

Si des EP perso sont déjà sortis en digital (chez Marble Players et Sound Pellegrino notamment), un album à quatre est actuellement en préparation. Sortie ? « Fin 2012, espèrent-ils. Avec des singles qui seront balancés dans le courant de l’année. »

Julien Marchand
Photo : Maciek

Canblaster et Sam Tiba : le 21 janvier à Astropolis Hiver à Brest
Canblaster : le 7 avril à Panoramas à Morlaix